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À propos de Artisan de l'ombre

Natif de Sougueur ex Trézel ,du département de Tiaret Algérie Il a suivi ses études dans la même ville et devint instit par contrainte .C’est en voyant des candides dans des classes trop exiguës que sa vocation est née en se vouant pleinement à cette noble fonction corps et âme . Très reconnaissant à ceux qui ont contribué à son épanouissement et qui ne cessera jamais de remémorer :ses parents ,Chikhaoui Fatima Zohra Belasgaa Lakhdar,Benmokhtar Aomar ,Ait Said Yahia ,Ait Mouloud Mouloud ,Ait Rached Larbi ,Mokhtari Aoued Bouasba Djilali … Créa blog sur blog afin de s’échapper à un monde qui désormais ne lui appartient pas où il ne se retrouve guère . Il retrouva vite sa passion dans son monde en miniature apportant tout son savoir pour en faire profiter ses prochains. Tenace ,il continuera à honorer ses amis ,sa ville et toutes les personnes qui ont agi positivement sur lui

La campagne pour l’amnistie générale vient d’être lancée à partir de la maison de la culture de Mostaganem.-Chaâlal Omar

3 janvier 2011

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Mostaganem

le 19/03/2005 | 0:00

La campagne pour l’amnistie générale vient d’être lancée à partir de la maison de la culture de Mostaganem.

A l’initiative d’une aile du FLN composée du député indépendant Bouteldja, de Si Affif et du président de l’APW, ce groupe s’active depuis plusieurs semaines pour faire de Mostaganem une citadelle de la concorde, comme le soulignera le président de l’APW. [...]

Khalti Yamina

27 septembre 2009

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  CHRONIQUE DE MUSTAPHA MOHAMMEDI (Dimanche 27 Septembre 2009) 

  NOIR ET BLANC   

Par :Mustapha Mohammedi

  Nous sommes en 1951 dans le petit village de Trézel sur les hautes plaines. Un hameau colonial comme tant d’autres avec son église surmontée de l’incontournable coq gaulois, ses bars à quat’sous, son avenue principale bordée de peupliers, sa place publique et son kiosque à musique qui s’emballe tous les 14 Juillet.

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Entre 11 heures et 13 heures trente

13 juin 2009

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L’Algérie profonde (Samedi 13 Juin 2009)

 

NOIR ET BLANC

Par : MUSTAPHA MOHAMMEDI

Il ne se passait pas un jour, entre la cloche de 11 heures qui nous libérait de l’école et celle de 13 heures trente qui nous y ramenait, sans que nous n’allions coller nos petites frimousses sur les affiches du cinéma de “Ami Lahcen”, le “Nador” à Trézel.  C’était le début de la couleur à l’écran. Trois grandes maisons se disputaient le marché d’Hollywood : Technicolor, Gévacolor et Estmencolor.

 

[...]

HISTOIRE D’UNE TALOCHE COLLECTIVE

23 mai 2009

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Journal Liberte du Samedi 23 mai 2009

L’Algérie Profonde

NOIR ET BLANC

Par : MUSTAPHA MOHAMMEDI

Un vieil ami d’enfance abandonné sur le bord de la route par cinq fautes d’orthographe qui l’ont éliminé du circuit scolaire et qui a fini par devenir tôlier me lance souvent cette boutade :

Suite...
“Avec l’école Jules-Ferrari (entendez par là Jules Ferry), on ne va pas loin. On retape les carrosseries.”  L’école coloniale, en effet, n’a pas laissé que de bons souvenirs et n’a jamais fait de cadeaux aux indigènes. Le passage en 6e par exemple était sanctionné non pas par un examen, comme c’est le cas aujourd’hui, mais par un concours. Draconien où n’étaient filtrés que les meilleurs. À cause de cinq petites fautes d’inattention en dictée, comme je le rappelais plus haut, l’élève était sûr de prendre la porte avant même la proclamation des résultats.
C’était le tarif qui nous était imposé et il fallait faire avec. Mais il y avait plus méprisant encore dans le système. Dans les Hauts-Plateaux, les écoliers ne pouvaient composer le jour de l’examen que sur présentation d’un certificat médical attestant qu’ils ne sont atteints d’aucune maladie. Les Européens, bien sûr, n’étaient pas soumis à cette humiliante épreuve.  Aussi invraisemblable que cela puisse paraître aujourd’hui mais nous étions discrètement surveillés dans nos classes. Mais qui pouvait bien avoir peur de nous, on n’était pas plus haut que trois pommes ?
L’administration. Pour elle, un “bougnoul” qui ouvre un livre et un “bougnoul” qui s’affranchit.
Et un “bougnoul” qui s’affranchit est un “bougnoul” à problèmes.

HISTOIRE D’UNE TALOCHE COLLECTIVE

Trézel (aujourd’hui Sougueur) est un bourg à 26 km au sud de Tiaret, sur la route des dunes et du désert. Nous sommes en mai 1953 et les élèves du cours moyen première année de l’école Jeanne-d’Arc attendent la nouvelle institutrice stagiaire. Il n’est pas encore dix heures, quand soudain, une jeune femme d’à peine 20 ans ouvre la porte et se dirige droit vers l’estrade. “Silence !” hurle-t-elle devant des enfants tétanisés. Après l’appel des noms qu’elle écorchera volontairement et quelques commentaires peu amènes sur la tenue des uns et l’hygiène des autres, elle administrera une gifle bien sonnée à l’élève de la première rangée pour avoir chuchoté à l’oreille de son camarade. C’en était trop. Le plus âgé d’entre nous, qui avait 15 ans, se lève et sort carrément de l’établissement par une porte de secours. Nous le suivrons tous. Prise de court, l’institutrice cafouille, s’affole et tente de faire barrage à la mutinerie en retenant l’un par sa djellaba, l’autre par le col de sa chemise, mais en vain. La volière s’est vidée en quelques secondes.
Le lendemain matin à huit heures, toute la classe, directeur en tête, était convoqué dans le bureau du maire, M. Salado. Après avoir savonné en privé notre vieux pédagogue, il nous fera introduire un à un dans son cabinet pour nous corriger. Deux taloches pour chaque élève en plus de quelques coups de pied pour les plus grands. La rébellion se paie, même si elle est en culotte courte.

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