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Une ville, une histoire Mama cheval

7 novembre 2012

Abdenour Fayçal


Désenchantement - Mama se rendra vite compte que le mariage ce n’était pas le Pérou et qu’il fallait absolument faire quelque chose pour sortir la petite famille de la mouise.

C’est une femme âgée aujourd’hui de 61 ans environ. Nous ne citerons pas la ville où elle réside, elle risque d’être reconnue, nous nous contenterons de l’appeler «Mama aoud», c‘est-à-dire Mama cheval comme ses proches et ses voisins l’appellent, dans l’intimité. Pourquoi ce sobriquet bizarre et cruel pour une femme plutôt belle et qui a été sûrement séduisante dans sa prime jeunesse. C’est précisément là, toute la question.
Comme toutes les filles de son âge et pour peu qu’elle soit jolie, «Mama» trouvera tout de suite chaussure à son pied. A 16 ans à peine.
De parents séparés (le papa ayant refait sa vie à Paris) et déjà mère de trois enfants elle-même, Mama se rendra vite compte que le mariage ce n’était pas le Pérou et qu’il fallait absolument faire quelque chose pour sortir la petite famille de la mouise et sûrement de la précarité qui la menace.
Elle eut alors une idée diabolique.
Elle contacte son père prétextant qu’il lui manquait.
Il lui envoya un certificat d’hébergement et même un billet d’avion.
Dans la capitale française elle prolongera son séjour non pas pour des raisons de santé comme elle l’a toujours prétendu, mais parce qu’un vieux Français s’était amouraché d’elle et qu’il voulait à tout prix l’épouser.
Elle arrangera un divorce bidon avec son époux resté au pays, prendra le retraité comme mari et au bout de dix mois de vie commune passera à l’étape suivante de son plan.
Elle obtiendra la nationalité du pays d’accueil, fera venir tous ses enfants un par un et finira, à la mort du Français, par hériter de tout ce qu’il possédait ainsi que de la réversion de sa pension.
Il ne restait à «Mama cheval» qu’à passer à l’avant-dernière étape de son projet.
Réépouser son premier mari et le faire venir en France pour s’occuper des enfants.
Ce qu’il fera sans discuter, le pauvre homme
Quant à elle, elle s’attaquera juste après à monter l’ultime pièce de son puzzle.
Elle achètera villas, résidences et appartements pour les louer en Algérie et, bien sûr, un petit palace dans sa ville natale pour finir ses vieux jours.
Voilà pourquoi les femmes de son âge l’admirent aujourd’hui et la surnomment avec un brin de malice «Mama aoud».

Abdenour Fayçal

Le journal des locales Edition du 6/11/2012

http://www.infosoir.com/imp.php?id=146733

À propos de Artisan de l'ombre

Natif de Sougueur ex Trézel ,du département de Tiaret Algérie Il a suivi ses études dans la même ville et devint instit par contrainte .C’est en voyant des candides dans des classes trop exiguës que sa vocation est née en se vouant pleinement à cette noble fonction corps et âme . Très reconnaissant à ceux qui ont contribué à son épanouissement et qui ne cessera jamais de remémorer :ses parents ,Chikhaoui Fatima Zohra Belasgaa Lakhdar,Benmokhtar Aomar ,Ait Said Yahia ,Ait Mouloud Mouloud ,Ait Rached Larbi ,Mokhtari Aoued Bouasba Djilali … Créa blog sur blog afin de s’échapper à un monde qui désormais ne lui appartient pas où il ne se retrouve guère . Il retrouva vite sa passion dans son monde en miniature apportant tout son savoir pour en faire profiter ses prochains. Tenace ,il continuera à honorer ses amis ,sa ville et toutes les personnes qui ont agi positivement sur lui

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