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Une ville, une histoire Le «talaq»

7 novembre 2012

Abdenour Fayçal


Dévouement - La maman du jeune homme se dépensait sans compter malgré son âge et son arthrose qui la faisait terriblement souffrir.

Cette histoire est récente et tellement singulière qu’elle fait actuellement le tour d’Oran.
On en parle dans les cafés et les foyers.
Elle a commencé de manière très banale. Un jeune homme rencontre une jeune fille de son âge. Ils se fréquentent et tombent naturellement amoureux l’un de l’autre.
Au fur et à mesure que les mois s’écoulent, les deux jeunes gens ont appris à se connaître, à s’apprécier et même à faire des projets d’avenir.
Et vint le jour où ils se décident enfin à concrétiser leur rêve.
Les deux familles, qui se connaissaient de réputation, furent heureuses de s’allier et convinrent d’un commun accord de fixer les conditions de ce mariage, ainsi que tout le rituel qui va avec.
La jeune fille était aux anges et le jeune homme planait littéralement sur un nuage.
Le grand jour évidemment arriva. La salle était louée, les bans publiés et le banquet prêt à être servi aux invités.
Les amis du couple vinrent de partout. Et les deux jeunes gens qui trônaient sur leur fauteuil comme le voulait la tradition, furent congratulés et félicités pendant toute la soirée.
La maman du jeune homme se dépensait sans compter malgré son âge et son arthrose qui la faisait terriblement souffrir.
A chaque fois que l’orchestre s’arrêtait pour quelques minutes elle en profitait pour présenter à ses amies la «aroussa» de son fils, l’élue de son cœur.
Elle en était fière, si fière qu’elle se fit un devoir de la montrer et de faire son éloge aux membres les plus éloignés de sa famille, y compris ses anciens voisins.
Excédée de ne pas avoir une seule minute d’intimité avec son mari et fatiguée des va-et-vient de sa belle-mère, la mariée ne put s’empêcher de lâcher cette désagréable réflexion à l’endroit de la vieille dame :
—Elle commence à m’énerver dit-elle à son mari qui n’en revenait pas.
Blême de rage et indigné par tant d’ingratitude, il se leva et lança au public médusé.
—Il n’y a plus de mariage, je viens de prononcer le «talaq» trois fois.

Abdenour Fayçal

Le journal des locales Edition du 3/11/2012

http://www.infosoir.com/imp.php?id=146604

 

À propos de Artisan de l'ombre

Natif de Sougueur ex Trézel ,du département de Tiaret Algérie Il a suivi ses études dans la même ville et devint instit par contrainte .C’est en voyant des candides dans des classes trop exiguës que sa vocation est née en se vouant pleinement à cette noble fonction corps et âme . Très reconnaissant à ceux qui ont contribué à son épanouissement et qui ne cessera jamais de remémorer :ses parents ,Chikhaoui Fatima Zohra Belasgaa Lakhdar,Benmokhtar Aomar ,Ait Said Yahia ,Ait Mouloud Mouloud ,Ait Rached Larbi ,Mokhtari Aoued Bouasba Djilali … Créa blog sur blog afin de s’échapper à un monde qui désormais ne lui appartient pas où il ne se retrouve guère . Il retrouva vite sa passion dans son monde en miniature apportant tout son savoir pour en faire profiter ses prochains. Tenace ,il continuera à honorer ses amis ,sa ville et toutes les personnes qui ont agi positivement sur lui

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