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Belfedhal Abderrahmane * Le récital des vivants *

12 septembre 2011

Belfedhal Abderrahmane


Derrière le rideau …. L’homme enchainé dans sa camisole affrontait les terribles morsures de la bête.

 

La bête dressée par ses maitres, jouissait en exécutant son jeu macabre par la manière la plus dramatique. Sans faille aucune.

 

Les tomahawks, par la bénédiction de leur seigneur se sont alloués un instant de répit, tandis que les vestiges d’une vieille civilisation  courbaient l’échine, saluant la force, la grâce et les coups de grâce du puissant libérateur des corps et des esprits.

Le rideau se lève.

                             -Abou-ghrib , bonjour. Te voilà enfin libéré du joug du dictateur. Les sbires du tyran sont aux abois. Ils agonisent.

                            – Bonjour, dame liberté, excusez mon attitude fort désemparée, car je ne vous attendais pas de sitôt. N’ayez crainte pour votre temps précieux, je saurais écouter vos paroles.

                            – Abou-ghrib , dans mes contes et récits , il est dit que tu incarnes le mal , que tu as toujours manqué de sensibilité . Plus noires que le noir, tes cendres sont parvenues jusqu’aux confins de ma planète. Il est dit que ton maitre t’a préservé le souffle de la vie pour avoir béni les tortures les plus abjectes et les actes les plus ignominieux. Fidèle serviteur tu as circonscris dans le silence le plus silencieux, les cris de la désolation et les lamentations des infortunés.

                            -Abou-ghrib , les lois et les coutumes alignées en rang ne pourront désormais s’en passer de nos intérêts communs . Elles sont le gage de notre profonde reconnaissance.

                           -Abou-ghrib , réconforté , souriait . La terre d’Errachid retenait ici-bas le ton d’un dialogue qui semblait être reconduit depuis l’aube des temps

                           – Dame liberté, permettez que je respire du fond de mes appartements, que je chante votre bravoure et votre vaillance pour être venue de si loin porteuse d’espoirs et de meilleurs gages.  Vous avez semé le blé, vous avez su préserver la substance , vous avez glorifié le temps , enfin vous avez libéré l’homme de sa propre emprise .

Ô déesse des vertus, j’en suis comblé. je saurais alors sans faille aucune être votre messager auprès de mes semblables. 

La terre d’ERRACHID , calme , survolait les espaces célestes , tandis qu’une nuit d’encre s’apprêtait a couvrir l’existence , brusquement un éclair gigantesque zebra le ciel de Baghdad . Face à ce déploiement et à cette démonstration à sens unique, le grand saignement se produisit. Abou-ghrib horrifié, impuissant, assistait en direct à son déchirement. Les enseignements prodigués se matérialisaient sauvagement dans le fond de la chaire la plus chère, c’est la descente aux enfers.

O terre des hommes et des bêtes, O barbarie sans nom et sans visage, de grâce faites appel au grand Larousse, demandez le concours du Robert, criez à l’humanité, faites l’aumône à la culture intellectuelle et dites moi seulement si mon sang est bel et bien rouge. Tout au long des récits et des contes, dame  liberté bien assise, recevait l’éloge des plumes et des média. L’ihstoire et la camisole, enchainées criaient en silense. Elles ne se débattaient pas. Abou-ghrib dans un ultime effort, titubant, gesticulant et dans un redressement stoïque déguela sa propre sentence. Dame, que vous reste t il donc de séance sans ces boulets de canon, sans ces missiles sans lois et sans frontières ? O esprit libérateur souffrez vous de carence ?

Dame liberté, telle une larve de feu éjectée par un cratère fou furieux, écumante de rage, annonçait le récital : ohe braves gens ohé braves gens, vous avez senti la douleur et c’est là l’essentiel. Pour atténuer le malique vous avez couvé, nous en avons la médecine, l’abreuvoir et le feu. ohe braves gens, convenez vous- à la réalité dans toute sa réalité, car en ce moment solennel, l’histoire est en train de se forger en lettres d’or…en lettres de feu. Bâtisseurs des conflits, arrangeurs de prétextes, politiciens et critiques à la carte, à vos marque…réjouissez vous.

Abou-ghrib vous êtes primé au grade de la haute distinction, vous êtes une gloire planétaire. Ne perdez point votre temps, irriguez la sève, entretenez la substance. Les bases de la démocratie illustreront à jamais votre existence. Pour toujours elles accompagneront votre statu.

Abou-ghrib, regardez sans voir la dame cynique, ressuscitant d’outre tombe l’esprit vivant de Néron.

Abou-ghrib, surpassant les limites physiques et naturelles, debout, la tète relevée criait le récital des vivants : ici ou ailleurs, l’homme, la bête, ensembles ont compris la leçon de tous les temps elle Vivera tant qu’il y a un loup, tant qu’il y aura un agneau. L’un est fort pour un temps, l’autre est tendre pour toujours. Alliés ou adversaires, ils sillonneront les tranchées de l’histoire. Histoire en raccourci, histoire dramatique ou drame de l’histoire ?le philosophe Hegel soutient que l’histoire est un vaste champ de ruines, pour André Gide, le temps est meilleur juge, et la patience est meilleur maitre. Etre juge, être maitre, le glas est là. Il sonnera. Telle est la loi de l’éternel.

Dame liberté n’ayez crainte pour vos enseignements tant qu’ils puisent les principes en usant de l’alphabet de l’offense et des cultures canonnières.

O esprit souffrant de mal, te voilà au rang des seigneurs pour guérir l’humanité..Pour sauver l’humanité. La terre d’ERRACHID survolant les échelles des temps percevait les échos plaintifs des larmes horrifies tout en regardant mais sans voir, tout en écoutant mais sans trop bien comprendre les contours de l’eternel récital. La terre d’ERRACHID, au-delà des signes et des chroniques soufflait sa tirade « la cigale n’enviera jamais la fourmi même si elle est son emprunteuse »

Derrière le nième  rideau : ça bouge, ça bouge, dame liberté sans perdre ni de temps, ni de nerfs, ni de patience avait déjà réglé sa boue-sol, les hommes de l’histoire, les hommes de la politique, les cartographes, les arrangeurs de prétexte, les experts tous azimuths, s’engageront pour la mission ultime en dressant le tableau de bord au nom de la raison d’Etat. L’outil juridique omniprésent n’a jamais été si bien huilé pour faire hurler les bouches de feux.

Bonjour Abou ghrib… Bonjour Abou ghrib…l’echo se répandait de façon lourde et abstraite. cette fois ci le rideau est bel et bien tombe.

belfedhal abderrahmane

avocat à la cour

agrée à la cour supreme et au conseil d’etat.

 

À propos de Artisan de l'ombre

Natif de Sougueur ex Trézel ,du département de Tiaret Algérie Il a suivi ses études dans la même ville et devint instit par contrainte .C’est en voyant des candides dans des classes trop exiguës que sa vocation est née en se vouant pleinement à cette noble fonction corps et âme . Très reconnaissant à ceux qui ont contribué à son épanouissement et qui ne cessera jamais de remémorer :ses parents ,Chikhaoui Fatima Zohra Belasgaa Lakhdar,Benmokhtar Aomar ,Ait Said Yahia ,Ait Mouloud Mouloud ,Ait Rached Larbi ,Mokhtari Aoued Bouasba Djilali … Créa blog sur blog afin de s’échapper à un monde qui désormais ne lui appartient pas où il ne se retrouve guère . Il retrouva vite sa passion dans son monde en miniature apportant tout son savoir pour en faire profiter ses prochains. Tenace ,il continuera à honorer ses amis ,sa ville et toutes les personnes qui ont agi positivement sur lui

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13 Réponses à “Belfedhal Abderrahmane * Le récital des vivants *”

  1. linda Dit :

    j’esseyer de comprendre ce ke vou voulez dire mé j’ai rien pigé ! c’est le language soutenu je pense alors c a cause de sa ! désolé !

  2. Ya Sougueur Dit :

    Quand les Grands parlent…La grande demeure et les deux bougies.Un appel solennel a toutes les capacités ain dzaritoises a renforcer davantage les deux blogs

    Il était une fois une demeure qui recevait dans la joie et la sérénité ses enfants et ses petits enfants qui avaient pris le pli de venir un peu chaque soir pour exprimer cette passion si prenante, si saisissante et combien chaleureuse .

    La demeure était grande, vaste et sympathique .

    Elle était heureuse, elle était hospitalière et jouissait de la lumière de deux formidables bougies .

    La demeure au fil des soirs avait grandi et dans sa lancée ses enfants et ses petits enfants prenaient à cœur joie l’irrésistible envie de toucher ses fibres enchantées qui composaient l hymne des souhaits en vadrouille .

    Autour d’un couscous de la pure tradition ain dzaritoise, les enfants et les petits enfants fêtaient le plus bel appétit des âges enfin réunis.

    Les anciens réanimes par le feu des souvenirs tiraient leurs parchemins du terroir des vieux qui avaient au prix de grandes sueurs jeté les premières vies dans la demeure des temps nantis tandis que les petits enfants emportes dans l’allégresse des temps a venir voyaient en leurs aines l’étincelle des pages parcourues sur les tables familières et sur les bouts de terre au profit d e rêves échappant a la réalité des âges en passage.

    Autour de deux bougies un monde merveilleux s offrait généreusement pour le prix d une accolade avec soi même.

    La demeure au fil des soirs et des roses qui atterrissaient chaque nuit dans le vaste livre des temps est en passe de vivre un malaise indéfini.

    L’une des deux bougies bousculé par un vent violent lutte âprement pour une question relevant de l’honneur tandis que l autre bougie loin de mesurer l’ampleur de ce malaise vit a son tour dans un quiproquo surprenant a plus d’un titre

    Demeure de tous les soirs heureux, garde encore le souffle de tes âges et regroupe ces plumes qui tout d’un coup se sont envoles dans un ciel d’encre, plonge dans une vaste nuit aux horizons poignants la ou réellement la terre et le ciel se rencontrent. Ain dzarit ce bout de havre tout au long de son passage a travers les temps conserve dans sa mémoire collective une profonde sociologie qui appartient a ceux qui projettent leurs lointaines visions jusqu’ aux émotions du premier pas et la tétée qui avait assure le bonheur le plus succulent qui soit au monde.

    La nuit coloniale s est estompée voila bien des lustres

    Cependant ceux qui avaient pousse leurs premiers cris dans la joie des mamans sont rattaches a leur berceau et a ce stade la aucune autre force n’est alors capable de venir a bout de cette autre force que l’on appelle nostalgie.

    Markouna est peut être aux yeux des uns un coin fort ordinaire mais elle représente pour d’autres le plus bel élan dans la course des temps. Nadhora pour beaucoup est une bourgade qui se bat tant bien que mal avec les aléas d’une commune aux potentialités réduites mais nadhora c’est aussi un panorama d’histoire et de profonde méditation.

    Ain dzarit, burdeau, Trézel, vialar et bien d’autres contrées ont chacune une page sculptée dans le cœur de tous les temps.

    La sagesse avant la tolérance ne doit en aucun cas disparaitre de notre réelle conviction.

    Pour remettre un peu de calme dans ma petite tempête je m’adresse a cet éclairé de la dernière heure qui se noie dans un verre d’eau.

    La terminologie employée dans son commentaire a regroupe des qualificatifs dépourvus de base logique a tous les points de vue. Cher monsieur en s attaquant ouvertement et sans scrupules a l’auteur du blog 1963 en le qualifiant de fils de harki ou de fils de français prouve que vous vous en passez de toute une réalité et que votre pseudo nationalisme peu convaincant nous oblige à vous dire que l’ère de la langue de bois est révolue et que les accusations gratuites ne servent que pour détruire au lieu de construire.

    Mon humble intervention n est pas un appel a la polémique mais simplement a faire preuve de bon sens.

    Je lance un appel solennel a toutes les capacités ain dzaritoises a renforcer davantage les deux blogs, gage de réussite ne serais ce que pour l’élaboration du prochain numéro de notre revue dont le nom est significatif et dont le contenu rappellera toujours que markouna par la plume de monsieur hondareyte est une réalité qui tire ses origines depuis les temps anciens.

    Cinquante plus tard on doit quand même admettre que les enfants de l époque ne sont pas responsables des actes de leurs aines et pour cela uniquement ils ont droit a beaucoup plus d égards. Les règles de la courtoisie nous recommandent de bien veiller sur la qualité des rapports humains.

    Autour d un couscous de la pure tradition ain dzaritoise

    L’accolade avec soi même devient alors une nécessité.

    Aussi lisons du même livre et reportons nous aux meilleurs enseignements de l’histoire.

    Français ain dzaritois, le havre de tous les temps vous réservera le meilleur accueil car on ne peut oublier le premier pas et la première tétée dans la joie des mamans et la fete des marmots à l’abri de ces tuiles rouges qui a ce jour sont réchauffées par la grâce du soleil méditerranéen.

    BELFEDHAL Abderrahmane

  3. Ya Sougueur Dit :

    Le grand honneur est à ceux qui nous ont aidé à remonter les marches de l’estrade des premiers pas vers le grand tableau de l’alphabet et le calcul du centimètre, le poids et la vitesse de ces temps que nous vivons parmi les astres et la nébuleuse des cités phares qui n’ont pas perdu de vue les forces de la volonté et les miracles de l’esprit .

    Ain dzarit dès les heures premières de l’aube blanchissante possédait dans ses entrailles les signes d’une touche miraculeuse, qui au fil des temps immuables, avait œuvré à la mise en place d’une gigantesque piste .

    Avec abnégation et un dévouement désintéresses à plus d’un titre,voilà un brave instituteur qui avait visé juste en pointant son regard sur l’un des postulants à la grande course .

    Le petit kaouel, sans trop chercher à vouloir comprendre les raisons d’un choix judicieux avait saisi au vol l’empreinte du maitre,

    et au fil des temps l’élève avait terminé ses études avec brio.

    Esprit scientifique et de recherche, te voilà face aux zones d’ombres que décèle l’une des créatures la plus complexe

    dans sa nature, dans ses aspirations et jusqu’aux germes qui le menacent dans son existence.

    Si la nomination de notre cher professeur revêt un grand plus, je vois d’ici la profonde émotion qui se dégage de l’âme du brave instituteur qui doit se dire en silence : eh bien mon petit kaouel, c’est vraiment le sacre et c’est l’essentiel.

    Ain dzarit ce fier village, les poumons gonflés à fond par les vents favorables et la clémenced’une vieille source se félicite chaque jour qui s’inscrit en lettres d’or dans le livre des temps pour le compte d’un recueil universel et une mémoire intarissable.

    Dans ce recueil universel et dans cette mémoire intarissable, il y’a des noms dignes d’égards, d’estime et de respect.Parmi eux un brave instituteur au nom de benzineb cheikh et un élève qui a compris que pour faire un grand tour d’horizon il fallait faire un pas et ce pas d’aujourd’hui n’est pas des moindres.

    Monsieur le directeur général

    Monsieur le chercheur

    Courage et patience

    Belfedhal abderrahmane

  4. Ya Sougueur Dit :

    Belfedhal Abderrahmane, L’histoire suit son cours…

    Ain dzarit suit sa destinée avec sa grande sociologie, avec son majestueux terroir et enfin avec son profond patrimoine, témoin de richesse inestimable d’une source miraculeuse qui avait un jour, un mois, une année et depuis l’aube des temps rempli le creux des mains de nos vieilles souches de son eau claire et limpide.

    Les grains de l’espoir furent semés a la pointe d’un aurore souriant et prometteur. De père en fils, le livre des temps avec une encre immortelle avait traduit cette foi inébranlable de vivre et de mener a terme les abc d’une vie simple aux aléas fort peu exigeants

    Dans l’étendue des terres Saharies et autres bandes et collines le royaume des épis d’or et les sillons creusés dans la sueur des passions tranchées à la lueur des quinquets était synonyme de douceur enfouie dans le rêve des meilleurs âges à l’image des petits marmots plongés dans une nuit éternelle dans l’attente d’un jour qui avait déjà commencé.

    Depuis l’engagement à poursuivre l’élan des aines, petit a petit le crouton de pain avait pris les chemins menant vers l’école indigène et la classe coranique. Le cahier de classe et la laouha s’étaient pris âprement à la capacité des petits yeux et la cervelle de tous les miracles.

    Le petit savoir dans sa marche immuable devait a son tour libérer a la fois le corps et l’esprit et du coup réunir la plume et le canon.

    Le havre dans une grande paix des braves avait hissé bien haut le tricolore au lieu et place d’un tricolore jugé condamnable au plus haut degré.

    Devenu maitre de sa destinée, le havre avait récupéré son souffle tout au long des ruines occasionnées par les souffles du temps.

    La petite économie et le gâchis politisé, la main dans la main au gré des humeurs et les visées aux portées restreintes marqueront le

    Plus souvent un panorama de jours et de nuits trahis par les slogans soigneusement entretenus et ne faisant surface que l ors des occasions jugees opportunes pour valider tel ou tel autre epithete

    Plus tard, bien plus tard, Le havre au prix d’efforts louables s’est hissé au rang des gros havres.

    Disposant d instruments appropriés à la vie citadine, le voila finalement rattaché au reste des noms du monde

    L’histoire suit son cours.

    Emporté sur les ailes de deux blogs, le village jadis balayé par les vents, du sud trempé par la grêle et la pluie est désormais aligné aux sujets qui font la chronique de tous les temps qui passent.

    Toute tentative à vouloir casser son élan est vouée à l’échec

    Et toute entreprise à vouloir saper ses deux blogs n’est alors

    qu’un coup d’épée dans l’eau.

    Ain dzarit a une mémoire.

    Ain dzarit a un passé.

    Enfin ain dzarit a eu le temps de former sa propre substance.

    Elle compte sur ses propres valeurs en usant de la sagesse des anciens et la vision de l’esprit rénovant et créatif de tous ses enfants.y compris ceux d’outre-mer qui un jour avaient connu leurs premières émotions sur les bancs d’une classe face au grand tableau noir de la dimension d’un monde jusqu’alors inconnu

    Google-ain dzarit et voila un superbe trait-d’union à ne pas perdre de vue et nos deux pilotes : si laid et si tahar a mon humble avis ne sont pas nés de la dernière pluie.

    === = ===== Belfedhal Abderrahmane ===========

  5. Artisans de l'ombre Dit :

    Quand Ain Dzarit se conjugue à tous les temps

    Toulouse

    Quand le travail repose sur des bases saines et solides il octroie à son maitre le meilleur des fruits.

    Honorable Tahar, te voila promu pour une randonnée vers d’autres cieux et le moins que l’on puisse dire c’est qu’elle ornera dignement le grand livre des temps qui renferme dans ses pages jaunies l’épopée des âges en voyage autour de ce sacré village qui jadis tirait sa révérence depuis ras el ain et la splendeur des jardins parfumes.

    Honorable Tahar quand tu as vu le jour les ain dzaritois d’outre-mer à l’instar de tous les enfants du monde, avaient joué et découvert leurs premières sensations dans l’étendue des terres saharies et les coins privilégies de markouna pour ses tresors fraichement tirés à un moment ou le paquebot du petit hondareyte poursuivait sa cavale aux rêves inachevés.

    Ce sont ces enfants meme, qui vont prendre le grand soin de te parler du village.

    Toulouse terre d’accueil, dans son panorama de grande cité va avoir le grand honneur d’accorder aux âges rompus par les aléas de la vie la joie de conjuguer le temps ain dzaritois à tous les temps tandisque l’émotion en tenant le gouvernail ne cessera pas de caresser des yeux, les derniers signes d’un phare qui avait longtemps brillé pour l’aurore et le crépuscule. Dans ce pèlerinage émouvant, le souvenir planera haut dans le ciel de Toulouse. Animé dans son voyage par le souffle des âges enfantins, il ressuscitera les noms, les choses et les sentiments à chaque fois qu’une veillée se libérant du poids des jours se verrait gracieusement applaudie dans la chaleur des bons vieux temps.

    Cependant ain dzarit est bien la : elle poursuit sa cavale parmi ses souvenirs et ses grandes maisons bien coiffées à la tuile rouge toujours prête à saisir au vol la douceur du soleil du jour et la complante des nuits aux rêves infinis.

    Le paradoxe est bel et bien ici même. Car notre navigateur est en passe de revivre le début d’une épopée de son village par la voix de ceux qui sont nés à un moment où la guerre couvait ses prémices dévastateurs à l’insu de tous les enfants qui ne comprenaient pas pourquoi on étouffait l’innocence ainsi.

    Cependant l’âge a muri et les adultes ont compris que l’avenir se construit.

    L’histoire moderne retient le plus grand et le meilleur des exemples de deux nations hier ennemies aujourd’hui ensembles elles constituent le poumon de l’Europe.

    Notre navigateur a dans son carnet de bord bien de bonnes choses à véhiculer en terre de France. Les potentialités du village en sont une réalité vivante et l’existence de deux merveilleux blogs en sus d’une formidable revue constituent l’expression vivante d’un effort louable, digne d’intérêt.

    Ainsi le petit village bien enveloppé dans ses propres aptitudes est désormais rattaché au reste du monde.

    Mon cher Tahar profites-en de ton séjour parmi les enfants de Toulouse ain dzaritoise et pense à l’idée d’un jumelage qui un jour peut devenir une réalité franche et palpable.

    Mon bonjour et mes amitiés à tous tes amis ain dzaritois.

    BELFEDHAL Abderrahmane

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  6. Ya Sougueur Dit :

    Lundi 11 juin 2012
    Belfedhal Abderrahmane,Le chemin le plus sur
    Le disque de feu déclinait de façon spectaculaire vers le plein horizon, s’apprêtant à livrer son âme au premier sursaut d’une plume vagabonde a la recherche des temps crépusculaires.

    La nuit calme et douce, telle une enveloppe féerique s’est refermée sur le village.

    De temps à autre, un bruit quelconque et anonyme tentait âprement de se faire entendre poussant l’audace à vouloir flirter avec l’immunité d’un espace royal que seule la plume vagabonde est capable d’en déchiffrer le code d’honneur. Le village dans son ampleur est déjà fin prêt pour une profonde méditation. Peu à peu tout se range et s’étire vers la sollicitude et la quiétude.

    Les jours les plus longs arrivent. Le soleil tel un mage qui venait de terminer son ultime numéro appelle désormais au regroupement final de ce que la main auguste avait pu jeter en grâce et en vertu dans les profondeurs des jours tant attendus et tant espérés.

    Les jours les plus chauds s annoncent. Dans les classes de l’école l’heure est à la consécration.

    La cour d’habitude assez bruyante à son tour s’est vue pleinement acquise pour le compte d’un élan vacillant entre la crainte et l’espoir que l’encrier, la plume et la parole conseillère ont accompagné tout au long des chemins menant vers le grand tableau noir, la cantine et le merveilleux écran de toutes ces images qui vous transposent bien loin et même au delà des limites du réel.

    D’ici peu le fruit jadis à portée de toutes les mains appréciera le juste appétit.

    Les jours les plus déterminants sans crier gare sont déjà parmi nous.

    Dieu, eternel créateur de tous les bien faits, pardonne nous notre insouciance pour avoir douté un seul instant de nos réserves alors que l’avenir se dessinait ouvertement quand on avait entre les mains tout ce qui pouvait garantir le résultat le plus probant et le meilleur.

    La nature, obéissant a des règles immuables, n’a jamais failli a son devoir.

    L’homme bien que devenu le maitre, assez souvent perdait le sens du nord.

    Les vrais trésors ne sont plus enfouis dans les labyrinthes des grandes cités, ils ne demandent qu’à être recherchés en suivant les parchemins les plus élémentaires tracés par l’ardeur de pousser un peu plus les possibilités de faire toujours mieux.

    Le mot de passe n’est pas un vain mot, il demandera toute fois a tout prétendant d’être réaliste et véritablement confiant en soi même.

    La terre indulgente nous rend sans cesse, sans réserve et même plus encore par rapport a ce que nous essayons de lui donner tant bien que mal.

    Les moments passes à lire, à écrire et à apprendre nous ont toujours permis l’accès vers les rangs les plus honorables avec la pleine et grande satisfaction d’avoir enfin franchi le seuil le plus génial et le plus sensationnel que la lumière a toujours mis au pas de celui qui essaye de voir avec ses yeux et son cœur que tout ce qui l’entoure est réellement a sa portée.

    Du petit encrier a la truelle et jusqu’à la main qui jette aux sillons la moisson future

    Tel est le chemin à parcourir et telle est la vraie identité du labeur à préserver dans toute sa plénitude.

    Belfedhal abderrahmane

  7. Ya Sougueur Dit :

    Sur la piste des géants, par Belefedhal Abderrahmane.
    Hommage au premier instituteur d’Ain Dzarit,Benzineb cheikh

    Que le non moins célèbre réalisateur raoul wash ne nous prenne pas de revers pour avoir puisé

    De son terroir le titre de l’un de ses plus beaux films consacrés à l’épopée du western américain.

    Nonobstant le profil et la sociologie des grandes cités, le fier village disposant d’une revue, de deux blogs et une ouverture sur le monde semble avoir saisi sa part fort bien équitable dans l’acheminement vers le progrès.

    Le panorama extraordinaire longtemps béni par l’affluence d’une profonde source sert à la fois La plume et le pinceau à l’affut d’un soleil qui n’avait jamais cessé de réchauffer le cœur et l’esprit.

    Jadis à l’orée de la tendre enfance, le village ressemblait en tous points au reste des bourgades

    implantées çà et là croquant a pleines dents la quiétude que le temps répartissait au rythme d’une eau claire et limpide voyageant depuis ras el ain, oued mechti et jusqu aux splendeurs de cheguiga.

    Avec des yeux d’enfants on ne pouvait que mieux voir les trésors enfouis dans le livre des temps baignant dans les escapades et les courses effrénées à travers champs ou seule une faim piquante.

    Vous surprend brusquement avisant ainsi que bien des heures se sont éteintes depuis le café fumant du Petit matin.

    Ain dzarit et ce grand arrangement entretenu par la sagesse et la vision profonde d’un illustre instituteur. Une prononciation correcte sans faille aucune et sans aucune hésitation avait suffit pour faire avancer l’horloge des temps immuables et escalader du coup une échelle sure et durable.

    Plus tard, bien plus tard, l’illustre instituteur devait conclure :

    Le petit kaouel termina sa lecture sans la moindre faute de prononciation, lui qui venait du CE1. Je décide sur le champ de lui faire changer de classe et de le faire venir en CM1 sans solliciter, L’autorisation du ministère ni celle du concierge. L’illustre instituteur avec force, honneur et entière satisfaction avait enchainé : Des cadres issus de l’école de notre village ont fait les premiers pas vers de si hautes cimes, vers de hauts postes de responsabilité.

    Ain dzarit aux sons d’une cloche jalousement conservée à ce jour, se rappellera de ses enfants de toujours.

    Un premier pas hésitant et tremblant et une première lettre de l’alphabet prononcée avec tous les émois retraceront à jamais la grandeur de l’âme chez l’illustre instituteur et la noblesse des petits yeux portés vers le lointain horizon face à un tableau de la dimension du monde.

    Telle était la longue marche vers le podium.

    Et telle est la longue marche sur la piste des géants.

    En hommage au premier instituteur du village indépendant.

    Monsieur cheikh Benzineb Maitre Belfedhal Abderrahmane

  8. Ya Sougueur Dit :

    De l’école indigène au paquebot de monsieur claude hondareyte

    Ohé du navire, ohé du navire, l’écho se perdait au loin parmi les cris des oiseaux qui accueillaient en douce les premières méditations d’un poignant crépuscule aux couleurs fascinantes.

    La pluie, depuis un moment s’en prenait aux fenêtres de la classe tout en s’amusant à marteler les carreaux couvrant par intermittence la vision enfantine partagée entre le son des syllabes et les hululements d’un vent qui s’amène tout frais pour annoncer les prémices des contes de tous les soirs.

    Le vieux poêle a bois renouant avec ses bonnes humeurs et ses ronflements alimente par la grâce des buches que les arbres du village avaient offertes prenait à cœur joie les chuchotements qui avaient sombré dans le silence par un après midi d un été radieux.

    Dans une ambiance ainsi vêtue, les enfants de la classe se préparaient pour faire entendre la voix du chant que les voiles, le gouvernail et les vents favorables vont porter a travers monts et récifs, s’adonnant pleinement au jeu infini avec les vagues mugissantes et le bleu interminable des mers et des océans.

    Le petit navire aux habits dores, berce par les clapotis et la lueur des étoiles, contemplait les mouettes qui décrivaient des cercles encore visibles, s’amusant à rattraper au vol les signes du phare.

    Ohé du navire, ohé du navire, l’écho se perdait dans le décor d’une nuit calme et profonde qui se confondait avec le monde.

    Les fiers matelots acquis aux provisions aménagées dans la passion des voyages, emportes par l’élan d’une extraordinaire Ila hop ont toujours bravé les éléments et leur voyage n’a jamais été interrompu.

    Le petit navire dans sa fierté et dans son insouciance n’avait jamais franchi le seuil de la classe.

    Défiant les principes de la force et l’intensité des vents, les matelots plongeaient leurs mains au beau milieu des vagues propulsant espoir et courage aux voiles et aux rames magistralement colorées par la main pédagogue, superbement encadrées par la lunette le compas et le crayon du maitre qui réglait le poids et la mesure au rythme d’une cloche entièrement indépendante des baisses de tensions et des coupures de courant électrique

    Fait de papier le petit navire n a jamais eu ni le temps ni les moyens adéquats pour faire un pas, alors que les matelots dans la peau des grands explorateurs poussaient l’audace d’aller un peu plus loin. Ils avaient regagné la terre ferme et ensembles ils ont chante :

    Il était un petit navire

    Il était un petit navire

    Qui n avait ja ja jamais navigue

    Ohe ohe ohé

    Petit navire des temps nantis nous y voila sur une infime portion de terre parmi les vestiges d un si vaste monde aux couleurs et aux richesses impénétrables.

    Un monde a la fois puissant et vulnérable.

    Nous y voila au beau milieu des cultures tant enrichies par les flux du savoir et des libertés mais tellement frustrées rigides et incapables de se libérer de leurs propres tenailles.

    Un monde doté du pouvoir de juger et de faire respecter les lois, les dogmes et les coutumes mais tellement incohérent et fort peu convaincant quand une fois les intérêts s’arcboutent et se contredisent soutenus de bout en bout par un égoïsme aveugle a haute résonnance.

    Un monde aux richesses pharaoniques mais bien incapable de se libérer du spectre de la famine, un monde qui aime se voir si haut jouant au plus fort degré

    Avec les prouesses du génie des coulisses et la paix des braves, refusant sans cesse de regarder en face les risques réels qui le menacent jusque dans son existence

    On multiplie les congres

    On diversifie les relations

    On ratifie les traites et les accords

    On garde l’œil bien ouvert sur une arme qui pulvérise une personne et on se vante pour avoir entre les mains une si belle arme capable de décimer une nation entière. Étrange, bien étrange est ce monde qui avait accueilli les matelots d’un matin d’automne et un chant qui accompagne les éléments d’un âge rêveur

    Qui n avait jamais finit de se confondre avec le monde.

    Autant de jours ont vu la nuit

    Autant de nuits ont vu le jour

    Et bien des années se sont éteintes

    La pluie depuis un moment s’en prenait aux fenêtres de la classe.

    Etre à l’école indigène ou à markouna l’élan est le même et le souvenir est là.

    Toujours prêt à rejaillir, à rebondir liant à jamais le premier pas et la première sensation

    Belfedhal abderrahmane

  9. Ya Sougueur Dit :

    Belfedhal Abderrahmane, le photographe, noir et blanc

    A l’instar de tous les fileges de la contrée, le mien faisait bon ménage avec la splendeur du cliquetis.

    Le photographe, cet homme de l’image par excellence, dans une sobriété digne de ses prédécesseurs

    est déjà fin prêt à s’introduire dans les profondes sensations qu’offrait la face juvénile.

    Dans une attitude à vouloir être toujours une réussite, le photographe d’un geste aligné au regard

    franc et direct dominait à chaque séance aussi bien le temps que l’espace afin d’arracher une œuvre

    Qui portera avant tout la griffe de son maitre.

    Disposer d’un appareil photo ? Cela tiendrait de l’insolite.

    Rendre visite chez le photographe ? Cela constituait en soi un événement.

    Coïncidant avec les moments de la vie aux âges enfantins et des fêtes, le jet de lumière devient

    Irrésistible.

    Il renvoie vers l univers des stars.

    Le photographe tapote son instrument, jette un regard rapide sur la pellicule pour avoir une idée

    parfaite sur la distance à parcourir, règle le cadran de façon à mieux cerner son objectif et se décider

    sur la meilleure position à tenir.

    Clic……….. ,mon fils tu repassera dans quatre ou cinq jours.

    Un temps nécessaire pour permettre à la fameuse bande de s’accrocher à de nouvelles tètes.

    C’est aussi un temps plus que nécessaire pour sortir des ténèbres du laboratoire et faire jaillir la

    lumière dans un bel habit en noir et en blanc .

    Couleur dites-vous ?

    Enfin ne perdons pas de vue qu’en ce moment solennel on est déjà aligné à la deuxième courbe de

    L’aurore et du crépuscule du siècle passé.

    Notre photographe n’éprouvait pas tellement de peine dans sa connexion avec son œuvre bien qu’il

    prenait toujours grand soin et intérêt à ce que le client une fois en contact avec son portrait

    afficherait un large sourire éclatant de satisfaction.

    Le studio, un agréable petit musée, dans un décor fort simple et modeste, frisait le naturel, tandis

    que le petit acteur dans l’attente de recevoir le sacre, prendra tout son temps pour vivre dans la

    peau de son étoile, plongeant quelques doigts dans les poches, s’assurant alors que son regard est déjà dans les confins du néant.

    La prouesse du photographe d’une part et l’engagement du client d’autre part en sont le gage

    pour tirer à profit le meilleur portait.

    Pour les deux allies : ca doit ressembler à une star.

    Dans le cas contraire et pour échapper aux qualificatifs saugrenus de témoins gênants dans la classe

    et dans le quartier, autant s’en débarrasser de ce look infortune et éviter un index qui ne ferait que

    renforcer une déception largement motivée surtout lorsque l’on est souvent en voyage avec une

    première vision sur les profonds secrets de ce sacre cœur frappé par une flèche sanguinaire.

    Quand la photo est exigée pour les formalités administratives, le regard, le nez, les oreilles et le front

    en entier doivent baigner dans une atmosphère a couper le souffle.

    Le sourire dites-vous ? C’est totalement hors d’usage.

    He… les chérubins ! Venez voir le joli portrait.

    Enfin presque, devait répliquer un admirateur malgré lui, sans doute piqué par une jalousie

    Insoupçonnée.

    Plus tard, bien plus tard, le monde devait vivre la saga des trucs numériques.

    Un brassage d’images et de couleurs relevant alors d’une haute technologie. Mais que dire alors au

    sujet de ces belles prestances agréablement saupoudrées au noir et au blanc ?

    Les précieux albums que l’on constituait au fil des temps, plongés dans les aromes d’un élixir épatant

    nous rappelleront toujours la noblesse de ces métiers qui ne se sont jamais lassés de se conjuguer au

    Pluriel et à tous les temps.

    Voilà, c’est parfait, ne bouge pas.

    Clic……… mon fils tu repasseras dans une minute.

    Quelle époque nous vivons alors !

    En somme, si Driss, Si Khaled, vous ne cessez pas de nous étonner avec vos réalisations riches en

    attitudes et en couleurs. mais de vous à moi, que pensez vous de ces belles images en noir et en

    blanc que l’on est obligé de récupérer aprés quatre ou cinq jours d’attente.

    Mon filege à l’image de tous les fileges faisait un excellent ménage avec la splendeur de l’image

    Et le royaume des âges en passage.

    BELFEDHAL ABDERRAHMANE

  10. Ya Sougueur Dit :

    Jeudi 1 mars 2012
    Belfedhal Abderrahmane,l’arbre et la parole.Soyons alors nombreux le vingt et un mars prochain.

    La parole est a l’homme le langage a tous les êtres et l’arbre est un composant vital dans l’univers écologique.

    La parole se transmet par la voix, par le geste et par le tracé.

    De la plume. Elle exprime un sentiment, elle traduit une pensée, un désir, une passion ou tout simplement un ressentiment qu’une illusion aléatoire aurait amplifie en haut de cœur.

    L’arbre dans son milieu est un signe de vie et de beauté, un symbole et un refuge. Dans ses éclats elle procure à tous les êtres énormément d’avantages et de mérites.

    Cependant quand les vents soufflent a contrario, quand l’esprit penseur est subitement pris au dépourvu, perdant le sens du nord, il est sitôt embarqué dans son fort intérieur, un intérieur froid et impénétrable. Entrainé malgré lui, il alimentera les feux de la discorde.

    Toute approche avec le bon sens devient une équation difficile a résoudre.

    la parole bien qu ayant été un solide garde fou pour consolider les rapports des humains avec leur propre raison d etre n est alors qu une petite flamme aux lueurs aveugles

    l arbre le bel arbre depuis le precieux age et son ouverture sur la lumiere jouissant de la conjugaison d elements favorables est un catalyseur consequent voire le plus determinant dans les processus naturels et surnaturels

    Cependant elle n’est pas seulatre.

    Il ya une zone d ombre qui l accompagne dans chaque action qu’elle engage.

    Etrange dans sa nature et dans sa portée, elle est capable de briser les éléments du jour et de de la nuit. Taciturne, elle a un visage d’encre. Elle s’y plait a nourrir les conflits et les luttes intestines. Ses conséquences sont incontournables.

    La parole ainsi vêtue, ainsi animée, tel un boulet de canon s’en ira fondre l’espace et réduire en cendre tout ce qui en principe est acquis a une vie de paix.

    A tord ou a raison, son objectif atteint ou dévié, l’impact dégénéra en profondeur et en altitude.

    Pourtant aux prémices et aux lueurs des choses, il n était peut être question que d’un simple vocable porté avec soin sur un bout de papier blanc.

    Peut être qu’en cherchant à atténuer l’ampleur de ses risques potentiels on ira tambour battant consulter les parchemins et les règles du terroir.

    Un arbre ignoré et mal traité bien qu’élevant haut sa tète gardera ses pieds enfoncés dans l’incertitude, reniant a jamais toute communion avec les gouts et les couleurs.

    Son écorce longtemps caressé par les flux du soleil et de la brume ne répondra pas aux cris joyeux des oiseaux ni aux sensations du peintre artiste. Elle est coriace, elle est sans vie, elle est impénétrable

    Doit on accepter cet ordre ainsi établi?

    L’arbre splendide, l’arbre verdoyant permet à la fois de renouer avec les adeptes du sport et aux randonneurs de jouir des plaisirs de la nature et du plein air.

    Dans un monde ou le soleil et le gratte ciel jouent a cache cache sous un ciel assombri par les artifices de la cite, la parole dans sa diversité et l’arbre dans perplexité voyagent cote à cote dans une équation génératrice de bien et de mal.

    La semence et la récolte dans un dénominateur commun, en étroite liaison avec une puissance au carre, conjuguée aux sueurs bénies par la clémence, ne peuvent que se féliciter du sacre le plus doux, le plus agréable, et le plus étonnant par ses riches vertus : c’est l œuvre d el kalima ettayba wa chajara ettayba.

    Ain dzarit par la grâce de ses pionniers gogoliens est en passe de renouer avec son passe. Usant des parchemins et des richesses du terroir voila le coiffeur qui revient de loin accompagné du hwenti, du taleb, du moutchou et les innombrables gnadises. Ils reviennent avec leur âme et leurs métiers sillonnant ces routes sinueuses dans la simplicité de ceux qui ont eu le temps de dire el hamdou lillahi

    si Rouane, si Ghlamallah, si Brahim et autres noblesses.

    Par les efforts louables de deux merveilleux blogs, nous côtoyons de nouveau, ceux qui sont partis et qui ont eu le temps de dire : nous partons calmes et sereins, nous vous léguons testament et patrimoine.

    L’occasion est a saisir prochainement.

    le credo a retenir : une source, deux blogs, et un arbre a planter en usant de la plus belle parole pour enfin jouir des plus beaux instants a l’ombre d’une verdure qui ne cessera jamais de formuler une prière en direction des cœurs et des mains qui ont eu le temps de semer la vie.

    Soyons alors nombreux le vingt et un mars prochain.

    BELFEDHAL Abderrahmane

  11. Artisans de l'ombre Dit :

    Belfedhal Abderrahmane, Essammacha wal magroune,le voile arabe d’anatan

    Que de bonheur ya si Driss. Nous y voila au cœur de la légende.

    Bien que l’hiver s’apprête à mourir, le voila dandinant parmi les couleurs du printemps par la grâce de ces belles images qui nous parviennent à domicile ornant et honorant les agréables blogs ain dzaritois.

    Dans un choix judicieux ces belles images nous renvoient à nos sources.

    Essammacha , el magroune , el khoulkhal wa shab el baroud et nous y voila longeant les dunes,

    Changeant de campement à chaque fois que le pâturage se fait sentir.

    Les vieux livres acquis aux principes et aux dogmes de la vieille sociologie font ressortir que nos aïeux

    Loin de surgir du néant étaient déjà soumis aux règles régissant les modes de vie selon les usages

    Et les coutumes héritées au fil des temps.

    Halima, fatoum, aicha, fatna, freha, khadouma et voila que ces noms très chers qui avaient tant résonné, au rythme du mahreze et au son du kholkhal nous font revivre la chaleur et la lumière qui avaient tant charmé ces époques lointaines .

    Jamais aucun signe de stress n’est venu troubler la quiétude de nos vieilles souches.

    La division des taches imposée par les aléas de la vie n’a jamais été compromettante.

    Les femmes, habituées a se lever au chant du coq et à l’aurore, en sus de la cuisine et du ménage

    Traitent les chèvres, elles filent la laine des moutons et les poils de chameaux pour les commodités

    Des khaimas et des vêtements.

    Les hommes soucieux de préserver leur milieu en équation avec les exigences imposées par les

    rigueurs de la vie s attellent a parcourir les étendues cherchant les indices de pâturages et les

    meilleurs endroits pour le douar et la kabila

    La recherche du point d’eau est capitale.

    La recherche de la sécurité est une nécessité absolue.

    Le burnous fait de laine et d’oubar résiste efficacement à la pluie, au vent et à la poussière.

    El magroune dans sa splendeur traduit a lui seul ce sentiment de reine. Dans sa khaima ou dans son

    Attouche elle est semblable à l’eau de roche qui éclate à un moment ou le monde semble se

    Refermer sur l’être et la nature.

    El badaoui tenant un faucon par le poignet, se lance sur le gibier , en d’autres lieux et en d’autres

    circonstances, accompagne de son fidel slougui, il chasse la gazelle et le lévrier.

    Hollywood par la camera avait immortalisé l’ouest américain, cet ouest qui n’avait pas encore vu le

    jour à la naissance du magroune wa shab el baroud.

    L’Algérie profonde existait bien avant cette époque qui avait fasciné des générations entières par les

    canyons et les cactus géants, par les saloons et les duels entre les pistoleros alors que les montages

    et les mises-en-scène ont été muets et frappes de cécité face au massacre des indiens.

    El magroune, essammacha, el khoulkhal, el karabila, el faras, el majboud, el gaouel, el barrah, ettouiza ,el maddah, el malhoune, essahra wel kamar wel attey et c’est la profonde identité qui se dégage , qui se profile depuis les temps lointains.

    Si Driss par tes images fabuleuses c’est toute la lumière de l’histoire qui nous invite a sortir des

    ténèbres du passé.

    El magroune, essammacha et c’est inévitablement une chaude prière en direction de ma tendre

    maman qui avait rejoint son monde meilleur sans que ce jour là, je sois présent pour l’ultime

    adieu. Il y a de cela trente sept ans

    BELFEDHAL ABDERRAHMANE

    Dernière publication sur 1.Bonjour de Sougueur : Les 7 profils d’apprentissage

  12. Ya Sougueur Dit :

    Belfedhal Abderrahmane,Le coiffeur,dédie à kaouel,laid,Ahmed et tahar sans oublier Driss

    Dédie à tous les enfants des havres de paix.

    Dédie à toutes ces plumes qui m’ont réchauffé le cœur à un moment ou la neige dans sa blancheur écarlate nous invite à reprendre confiance et espoir.

    Merci si laid, chevalier de la plume.

    Merci si Ahmed, nostalgique et adepte de la bonne heure.

    Merci si Tahar el kalam el jawal.

    Merci si Kaouel, notre prof.

    Merci si Driss, le talentueux cliquetis pour votre détermination à parcourir les sillons, scrutant le ciel, guettant une larme de la providence.

    Chaque village retient en mémoire le nom de son coiffeur.

    Chaque âge enfantin garde dans le recueil des nuits et des jours l’éclat de son premier mouniou .

    Mon village, ô village des sentiers battus et si je te demande encore une fois de rehausser le blason des longues veillées auprès des cheminées, bercées par la complainte des vents, propulsant en douce les aromes de la belle époque.

    Une époque, un âge enfantin et voila l’une des plus belles romances qui nous revient portant sur ses ailes la simplicité qui avait tant charmé ce bon vieux temps.

    Illustre coiffeur, bonjour.

    En ces temps là il n’existait que trois modèles de haute coiffure :

    La coupe, La brosse Et enfin celle qui devait s’attribuer plus tard le nom d’artiste et même plus une référence historique : goujak et tarass boulba .

    Le coiffeur de nos jours vous surprend par le seul énoncé du type de coiffure à adopter .

    Honorables clients nous disposons d’un matériel rénové et nous sommes à votre entière disposition pour vous embellir.

    Le menu est varié et comporte selon les gouts et les préférences un certain nombre de choix.

    Nous avons la coupe classique, la coupe dégradée, la bande, la bande courte, la casquette, la coupe militaire, les marine’s ect… ect

    Du coté de la brosse, nous disposons d’un matériel adéquat, roulant en entier sur l’énergie électrique.

    La tondeuse est réglée suivant des crans a niveaux variables.

    D’un pouce elle empruntera le chemin approprié de façon efficace et sans aucune retenue.

    A l’époque de si hmida et a l’instar de tous les si hmida de la vieille romance, la tondeuse manuelle s’arrêtait le plus souvent à mi-chemin pour huiler ces dents capricieuses qui prenaient un malin plaisir à s’accrocher à un cheveu entêté et très attaché à sa réserve.

    En dépit des signaux largues par le client, si hmida calme, sobre et serein, bien à l’aise ne se gênait point.

    Honorables clients, nous attirons votre aimable attention que les choses ont nettement évolué au niveau de la dissection et la répartition des bribes de cheveux. Les choses ont un look de grande jeunesse.

    La boule à zéro, loin de rester rigide et kalbo, elle s’est fait un nom.

    Elle évoque de la fantaisie.

    Au temps de si hmida la tondeuse manuelle était réglée selon un cran unique.

    Encouragée par le pousse pousse et la hardiesse des doigts, elle suivait son chemin le plus normalement du monde, provoquant de temps à autre de petits sursauts. Le client, habitué, voyait en ce tour de manivelle un signe et une volonté de bonne œuvre.

    Honorables clients nous disposons de la boula un, de la boula deux et enfin de la boula trois. Ainsi va la vie, de quoi laisser pantois l’adepte de la tahfifa ayam zamane.

    Du temps de si hmida l’arsenal utilisé était fort simple mais combien mécanisé par rapport à notre vision sur les choses qui nous entouraient.

    En son état, il était composé de tondeuse manuelle, de paires de ciseaux, de lames gilette soigneusement coffrées dans de petites boites reflétant le portait d’un personnage à l’allure élégante et imposante. Il portait des moustaches taillées dans une perspicacité de haut standing.

    En relief un grand navire sillonnait les hautes mers. Le message est clair et sans ambigu : avoir la force de disséquer un poil depuis sa racine.

    Le petit salon de si hmida dégageait la fraicheur de l’eau de Cologne et surtout cette agréable poudre qui, par les doigts subtils vous tamponne la nuque pour quelques secondes mais laissant sur place une profonde sensation de printemps.

    Le client retardataire ayant opté pour une belle coupe se contentera toute fois d’une simple touche de punto.

    Le tube à force d’être pressé n’est plus qu’un tout petit bout de tube.

    Un semblant de lueur mieux que rien.

    La musique par contre ne manquait pas. Le tissef relié à un ressort en spirale accroché au plus haut niveau du plafond, en dépit d’une réception en dents de scie, arrivait tant bien que mal à saisir au vol les ondes magiques.

    Si hmida tenant par une main la paire de ciseaux, le peigne de l’autre semait au vent les restes ultimes d’une chevelure autre fois en liesse . Dans une marche victorieuse, la tondeuse se frayait un passage forcé parmi les cheveux qui, au fil des heures, s’entassaient sur un sol savamment arrosé au grésil noir. Formant de petites dunes, les bribes de cheveux baignaient dans le gris, le blanc et le noir. Signe des âges en passage.

    Une glace de moyenne dimension fixée sur le mur porteur du comptoir ajustait au mieux les gestes augustes du coiffeur.

    Sur une table basse, un bastos bleu grillait à petites étincelles.

    Une boite d’allumettes à moitie entrouverte servait de cendrier.

    Défiant le vieil adage qui reprochait aux coiffeurs d’être de grands bavards si hmida dialoguait rarement avec le client.

    Usant de la main, il orientait le facies du client vers telle ou telle autre position donnant libre cours a sa machine de faire le reste.

    Durant les grandes fêtes et la rentrée scolaire, le petit salon faisait preuve d’une très grande audience. Dans toutes les situations il était égal a lui-même .

    Pour nos parents, la brosse tenait une place de choix. Elle est économique et les cheveux mettront un peu plus de temps pour réapparaitre de nouveau sur scène.

    En pareille occasion, si hmida doublait la vitesse s’appuyant largement sur une oreille sourde, fonctionnant à merveille

    Les tics et les aïs faisaient partie du décor.

    En quittant le petit salon on aura payé cinquante centimes.

    Si hmida visiblement satisfait disait presque en silence : sahit.

    Mon village, ô village des sentiers battus, je ne cesserais jamais de te prier pour endosser le blason d’il était une fois, car dans tes pages jaunies par le temps repose en douceur la grandeur de l’âme.

    BELFEDHAL ABDERRAHMANE

  13. Artisans de l'ombre Dit :

    Maitre Belfedhal Abderrahmane en quelques lignes. . .

    Père de 5 enfants, il est né le 01 avril 1950 à Sahari,Ain dzarit.Jeunesse partagée entre Sougueur ,sahari Nadhora et Ain dzarit .Après des études au C.E.G de Sougueur ,au lycée Ibn Rostoum et enfin à l’université d’Es-senia à Oran Licence de droit en Juin 1975 à 1979 chef de service dans une société nationale à Laghouat. De 1979 à 1984 sous directeur à la CASORAN de Tiaret .De 1979 à 1993, enseigne au CFA et à l’université de Tiaret. De 1993 à ce jour avocat à la cour de Tiaret, agréé à la cour suprême et au conseil d’Etat.

    NB: il est issu d’une famille révolutionnaire,il a perdu deux frères martyrs….

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