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cheikhmohammedbessadate19111998.jpgIl a formé, éduqué et orienté la nouvelle génération par un travail solide concernant les enseignements de la base de l’islam.
CHEIKH MOHAMED BESSADET(1911-1998)
Dès son retour, il entreprit d’instruire à la littérature arabe et la théologie les jeunes dans son domicile. Pendant la guerre de la libération, vu à ses activités religieuses, mais aussi politiques, les autorités françaises l’ont exilé à Oran.

Au lendemain de l’indépendance, il a continué à former, éduquer et orienter la nouvelle génération par un travail solide concernant les enseignements de la base de l’islam. Il avait une relatitnon avec cheikh El Ibrahimi et Cheikh Abderrahmane El Djillali.

Après une longue maladie, cheikh Mohamed Bessadat est décidé le 17 février 1998. Il fut enterré près de son confrère El Hadj Tahar Belfedhal au cimetière de Sougueur.

Rédigé par Belfedhal Tahar

 

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CHEIKH EL HADJ TAHAR BELFEDHAL

1840.bmp(1908 – 1979)

BIOGRAPHIE: Belfedhal El HaDj Tahar est né en 1908 à Zaouiet El mansseb ,tribu de Sidi M’hamed Benyaagoub. Cette Zaouia a connu à l’ époque , un mouvement historique par la venue des étudiants de toutes directions du territoire national . Dans cette atmosphère cheikh Tahar Belfedhal a commencé la lecture et l’ apprentissage des principes de la littérature arabe et de la théologie islamique .A l’age de 14 ans ,il apprit  tout les sourates du coran.Vu ses capacités intellectuelles et son amour à la lecture , son père Hadj Said décida de l’ envoyer  à Mostaganem (zaouia de cheikh Betakouk) pour suivre ses études où il obtint  le premier prix de science de la théologie islamique en 1930. En signe de reconnaissance, le cheikh de zaouia de Mostaganem le dirigea à l’université de Zitouna en Tunisie , l’élève .Aprés avoir passé un an en Tunisie , il décida de revenir au bled pour lutter et instruire a la Zaouia en remplacement de son père.Pendant la guerre de la libération les autorités françaises venaient de fermer les portes de cette Zaouia. La famille Belfedhal s’installa alors à Sougueur en 1956. Dés son arrivée à sougueur il a été contacté par son confrère Cheikh Mohamed  Bessadet, ils ont constitué et activé la commission secrète de l’ indépendance dont le  siége se trouvait à la cté populaire (Hamri).

Au lendemain de l’indépendance, Cheikh El Hadj Tahar a été désigné imam auprés de la mosquée de ouled khleif ,il a formé et eduqué beaucoup d’étudiants parmi eux ;Maatoug Hamza, Maatoug Ahmed, Yamani Bouziane , Ahmed Lazreg , M’hamed Maaradji , Abdi said ,le défunt Boutaga…

En 1963 ,il a été désigné imam à la mosquée (Ammar Ben yasser) il a continué sa noble mission en expliquant les bases et les valeurs des enseignements islamiques.

En 1966 , il a été désigné comme un directeur des affaires religieuses de la willaya de Tiaret , mais il se satisfait uniquement du  poste d’adjoint de directeur .

Il consacra sa vie pour la sensibilisation et l’instruction  des citoyens dans la mosquée , Vu son érudition   , il a été chargé par la justice d’ accomplir le poste de conseiller ( MEFTI ),il donnait  aux  citoyens les réponses à leurs préoccupations ( el fataoui el fikhia )

-Cheikh Tahar Belfedhal était un guide et une bougie pour lutter contre l’ ignorance et l’ analphabétisme , il était modeste , simple, il aimait les pauvres. J’ouvre une parenthèse ,( un jour,Cheikh Hadj à vite remis le kilo de viande acheté pour sa famille à un mendiant qui n’avait pas de quoi se nourrir .)

-Aprés une longue maladie.Notre savant est décédé le 06 juin 1979 ,à l’age de 71 ans

Une autre bougie s’ est éteinte à Sougueur .Un nom s’est ajouté à une liste déjà longue.Il est parti mais il  laissa derrière lui une génération bien formée,instruite .Personne n’ oubliera  ce jour des obsèques ,l’ enterrement est encore gravé dans la mémoire de chaque citoyen.

« A Dieu nous appartenons et à lui nous reviendrons »

Rédigé par Belfedhal Tahar 1995

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un personnage désarmant

1840.bmpLundi 4 Août 2008 17h16mn 38s

 

 

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beninstitdjam@yahoo.fr

 

belfedhal said a écrit:
Un personnage désarmant.

Permettez-moi en toute humilité de vous présenter un homme qui compte tellement pour moi et je l’espère pour vous aussi:
Comme en témoignent tous ceux qui l’ont côtoyé de près, c’est quelqu’un d’une simplicité désarmante et humble. De contact et d’abord commodes, il gagne naturellement la sympathie des gens et sait la préserver dans le temps et dans l’espace : ses relations sont durables et de tout horizon. D’une mobilité étonnante, il est capable de sillonner le pays en toutes circonstances pour saluer des amis et discuter avec eux autour de thèmes variés et passionnants !

Si vous voulez vraiment lui faire plaisir, invitez-le à prendre le thé à la menthe de l’après-midi accompagné de chaudes galettes aromatisées au sanouj, cuites au feu languissant d’une bonne vieille cheminée, le tout rehaussé de ce succulent « robb* » et attendez-vous à d’intarissables discussions tant sur le « profane que sur le sacré » ! Pour vous détendre, il irait jusqu’à vous raconter de burlesques anecdotes vécues dont il détient le secret et la manière de les narrer. Le coté « bon vivant » qu’il a, nul doute insoupçonnable pour beaucoup de gens parce qu’il le cache si bien, vous surprend et avec le temps vous vous rendez compte de votre carence à cerner les facettes encore inexplorées de ce personnage impromptu ! Modeste jusqu’à l’effacement, pudique tel un adolescent introverti découvrant ses premiers fantasmes, il n’a jamais voulu voir grand, se contentant de ce qui est à portée de main et tout consacré qu’il est au moment présent, s’est peu préoccupé de ce que sera demain !
Robb : une sorte de confiture préparée à base de beurre de brebis et de dattes.

Sa disponibilité d’esprit fait de lui un homme de communication, son savoir, un homme apprécié et recherché. Sa maison désemplit rarement : il n’y a presque pas un jour qui passe sans qu’il y ait des invités rencontrés parfois au hasard d’une discussion ou d’une entrevue fortuite ! Et le moindre prétexte crée chez lui ce besoin de faire la fête, il aime bien s’entourer de gens et de victuailles. Cet homme adore partager avec les gens ce qui appartient à Dieu ! Plusieurs anecdotes sur lui m’ont été rapportées, je vous en confierai deux qui pourraient contribuer à mettre un peu de lumière sur ce personnage ombragé et fuyant.
Du temps de l’occupation, alors que le soir tombait, lui et son frère aîné de retour au village en carrosse, ils ont été interceptés par un groupe de soldats français à la recherche de « fellagas », il commença à louer les mérites de la France et de son génie ! Cela leur valut leur libération. Une fois loin du barrage, son frère, manifestement en colère lui reprochait cette façon de se comporter et celui-là de lui lancer cette répartie : « Mon pays est dans mon essence, le reste n’est qu’apparence ! » Un peu plus tard, on découvrit que cet homme faisait partie du réseau qui s’activait à collecter de l’argent et des biens pour aider le front de résistance !
Quant à la deuxième anecdote, elle est plus récente. Un notable du village qui avait organisé un somptueux déjeuner et l’ayant invité, lui demanda en fin de repas, d’invoquer le Seigneur à dessein de lui accorder ses grâces. La réplique ne se fit pas attendre : « Je le ferai volontiers pour un pauvre malheureux, quant à vous, contentez-vous de remercier le bon Dieu en distribuant un peu de sa richesse à ceux qui en manquent terriblement ! »
J’ai vécu vingt-sept ans de ma vie avec cet homme. Et bientôt vingt-quatre ans après qu’il eût rejoint l’Eternel, je reste toujours convaincu qu’il est demeuré pour moi une énigme. Loin de vous le cacher, bien que vivant tous les jours sous le même toit, il a fallu que je décèle des échos me parvenant de l’extérieur pour sonder la richesse intérieure qui le motivait ! C’est vous dire à quel point on peut passer à coté de ce qui vous côtoie, si près de l’essentiel ! Sans doute parce qu’il était naturellement là, le plus normalement du monde à faire son devoir de chef de famille et moi d’user de mon droit légitime d’être un enfant…Et entre temps le reste, tout le reste s’accomplissait imperceptiblement dehors ! Alors lui de son coté, pris dans l’engrenage des relations externes, abusivement sollicité, accaparé par tant d’égards, il s’est donné corps et âme à cet élan d’attente sociale ! Moi, pendant ce temps, comme tous les enfants qui grandissent, je mûrissais…mais encore insuffisamment prêt pour comprendre que la mission de cet homme devançait largement le seuil de sa maison et qu’ailleurs, il fallait qu’il portât secours à une humanité quoique savourant enfin les premières allégresses légitimes de l’indépendance mais en majorité encore sous le joug de l’ignorance et de l’obscurantisme.

Beaucoup de choses scindées restaient à ressouder. D’innombrables insuffisances, héritées de l’histoire éprouvante d’un peuple lacéré par tant d’envahissements incisifs, se devaient d’être comblées afin d’accéder au droit du savoir et ainsi rendre justice à la connaissance en s’astreignant au devoir de connaître…En fait, il y avait trop de pain sur la planche ! J’embrassais alors, avec l’âge et la fierté toute contenue d’un fils envers son père, l’étendue de l’intérêt sacro-saint qu’il assignait à l’instruction et à la formation ! Et lorsque je le compris franchement, il me fut éventuel de mesurer la passion et l’emportement qui animaient cet homme, habituellement tranquille et serein !
On lui concède le mérite incontestable d’avoir laissé une œuvre indélébile, authentique legs qui se mesure au nombre de demandeurs de savoir venus par vagues incessantes le solliciter tout au long de sa vie ! Ai-je besoin, à présent, de vous dire à quel point je déplore mes nombreuses années d’égarements et d’errements pseudo-existentiels à la recherche d’une lueur illusoire et lointaine alors que la lumière était là, toute rayonnante, à ma portée ? Il me suffisait, afin de m’en imprégner, de tendre l’oreille…et la main pour l’intercepter de cet homme illuminé qu’était mon père !

Site Web: http://www.bonjourdesougueur.unblog.fr/
IP: 41.221.16.161

 

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À propos de Artisan de l'ombre

Natif de Sougueur ex Trézel ,du département de Tiaret Algérie Il a suivi ses études dans la même ville et devint instit par contrainte .C’est en voyant des candides dans des classes trop exiguës que sa vocation est née en se vouant pleinement à cette noble fonction corps et âme . Très reconnaissant à ceux qui ont contribué à son épanouissement et qui ne cessera jamais de remémorer :ses parents ,Chikhaoui Fatima Zohra Belasgaa Lakhdar,Benmokhtar Aomar ,Ait Said Yahia ,Ait Mouloud Mouloud ,Ait Rached Larbi ,Mokhtari Aoued Bouasba Djilali … Créa blog sur blog afin de s’échapper à un monde qui désormais ne lui appartient pas où il ne se retrouve guère . Il retrouva vite sa passion dans son monde en miniature apportant tout son savoir pour en faire profiter ses prochains. Tenace ,il continuera à honorer ses amis ,sa ville et toutes les personnes qui ont agi positivement sur lui

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